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ANNIVERSAIRES de mariage.
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REVENIR AU SITE La célébration des anniversaires de mariage est une tradition française d’origine païenne. Elle existe aussi en Russie, où elle est souvent l’occasion de réunions de famille (on y parle de mariage de papier, mariage de cuir, etc.) 1 an : noces de coton
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ORIGAMI Écureuil / Chauve souris.
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REVENIR AU SITE Cet art est originaire de l’Asie, notamment de la Chine et du Japon. En Chine, il est appelé jiezhi, terme qui regroupe les techniques de pliage de papier et de papier découpé, où le découpage prédomine sur le pliage. L’origami japonais a certainement ses origines dans les cérémonies, où le papier ainsi plié permettait de décorer les tables (le plus souvent les cruches de saké). Le plus ancien usage de l’origami en religion connu à ce jour est le Katashiro, représentation d’une divinité, utilisé pendant les cérémonies Shinto du temple Ise. Les historiens ont récemment découvert le modèle perdu du Tamatebako (boîte de Pandore), un objet tiré d’un conte folklorique japonais l’Urashima-Taro, dans un livre publié en 1734, le « Ranma-Zushiki ». Il contient deux images identifiées en 1993 par Yasuo Koyanagi comme modèle du Tamatebako. Masao Okamura, un historien de l’origami, a réussi à recréer le modèle, qui, contrairement à la théorie de l’origami traditionnel, implique du découpage et du collage. Pégase.Dès le début des années 1800, Frieddrich Froebel, créateur des écoles maternelles, reconnaissait que l’assemblage, le tressage, le pliage et le découpage du papier étaient des aides pédagogiques pour le développement des enfants.Joseph Albers, le père de la théorie moderne des couleurs et de l’art minimaliste, a enseigné l’origami et le pliage du papier dans les années 1920 et 1930. Sa méthode consistait à utiliser des feuilles de papier rondes pliées selon des spirales ou des courbes; elle influença les artistes modernes d’origami comme Kunihiko Kasahara. Le travail du Japonais Akira Yoshizawa, un créateur prolifique de modèles d’origami et auteur de livres sur l’origami, a inspiré la renaissance contemporaine. L’origami moderne attire des amateurs du monde entier, avec des conceptions toujours plus complexes et de nouvelles techniques : le pliage humide, qui permet au produit fini de mieux conserver sa forme, ou encore les constructions d’origami modulaire (ou kusudama), dans lesquelles plusieurs pièces sont assemblées pour former un tout décoratif.
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Alphabet Runes, Drapeaux, Morse, Sémaphore, Braille, Langage des signes en image.
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REVENIR AU SITE Employé par des peuples germaniques entre le IIe et le XIVe siècle de notre ère, l‘écriture runique a été employée pour un grand nombre d’inscriptions retrouvées sur des poinçons, des anneaux, des fers de lances mais aussi et surtout sur pierre. Il s’agit en général de textes très courts. L’une des inscriptions les plus longues, celle de la pierre d’Eggjum en Norvège, ne compte que 200 signes. La plupart des textes a avoir été conservés ont été rédigés sur des stèles funéraires pour honorer un disparu. Le terme “rune” semble indiquer qu’au départ l‘écriture runique a dû être l’apanage d’une élite. On peut en effet le rapprocher du vieil islandais runar (secret), du vieux saxon runa (chuchotement) mais aussi de l’irlandais run et du gallois rhin (secret, mystère). On peut aussi songer à la complexité de la poésie scaldique dont l’objet explicite était d’en réserver la compréhension à quelques initiés. Les lettres de l’alphabet runique (ou fuþark d’après ses 6 premières lettres) sont généralement constituées d’un trait vertical (et donc orthogonal à la direction générale de l‘écriture) auquel on ajoutait un ou plusieurs traits obliques (non parallèles par conséquent à la direction horizontale de l‘écriture). Tout ceci suggère qu’au départ les runes ont été réalisées par gravure sur bois: l’absence de traits horizontaux pouvant correspondre à un souci de ne pas fendre le support d‘écriture en inscrivant des traits parallèles aux fibres de la planche. Sans doute il ne subsiste pas d’inscriptions runiques sur bois mais des sources en attestent l’existence. Saxo-Grammaticus rapporte l’usage du bois comme support pour la correspondance. Au VIe siècle, Venantius Fortunatus évoque des textes peints sur bois mais qui pourraient avoir été gravés avant d’avoir été peints. Le fait que la quasi-totalité des inscriptions à avoir résisté à l’action du temps et du climat soient sur pierre ne doit pas nous surprendre: le bois est en effet un matériau bien plus périssable que la pierre. Dans sa version la plus ancienne qui soit connue et qui demeure quasi inchangée du IIe au IXe siècle de notre ère, l’alphabet runique ou fuþark (du nom de ses 6 premières lettres), possède 24 lettres réparties en trois groupes (aettir) de 8. Chacune de ces lettres est associée à un nom dont la prononciation fixe la valeur phonétique de la rune. f se note ainsi fehu, bétail. Ce nom n’est pas un simple moyen mnémotechnique car si jamais sa prononciation varie, la valeur phonétique de la rune associée change avec lui. C’est ainsi qu’on a constaté d’assez fortes variations dans le temps comme dans l’espace pour les valeurs phonétiques des runes. Contrairement à beaucoup d’autres alphabets descendant des modèles gréco-phénicien, le fuþark utilise un ordre des lettres qui lui est particulier. Précisons cependant que, dans le domaine anglo-saxon, les abécédaires fuþark sont en concurrence avec les alphabets hrabaniques qui contiennent les mêmes lettres mais dans l’ordre latin. Ces cas particuliers mis à part, l’ordre spécifique des lettres du fuþark se maintient jusqu‘à l’abandon de l‘écriture runique. Il en va de même pour les trois parties du fuþark (les aettir) qui étaient en place dès le VIe siècle (fuþark de Vadstena en Suède) et sans doute bien avant. L’origine du fuþark demeure mystérieuse. La tradition germanique qui désigne en Odin l’inventeur des runes ne nous éclaire guère. On a voulu rapprocher les runes alphabétiques des runes divinatoires employées par les germains à l‘époque romaine. Dans sa Germanie, Tacite rapporte que l’utilisation par les germains de bâtonnets pour la divination. Sur ces bâtonnets on gravait certains signes symbolisant des idées générales. Ces signes et ces idées se regroupaient par catégories. Tout ceci fait penser à certaines des caractéristiques du fuþark: il aurait d’abord utilisé le bois pour support, chaque signe est associé à un mot correspondant à une idée et les signes sont regroupés en trois aettir. Il est donc possible que le fuþark soit le résultat d’une évolution à partir des runes divinatoires. Du point de vue de la graphie, en tout cas, une parenté avec les alphabets de la famille gréco-phénicienne est évidente. La question qui se pose est de savoir quelle est l‘écriture qui a servi de modèle aux germains. Plusieurs hypothèses ont été défendues sans qu’aucun argument n’ait permis de les départager de manière décisive. Certaines des lettres (u, f, h et r) pourraient provenir de l’alphabet latin. Avec l’extension de sa domination, Rome a imposé son alphabet à toute la partie occidentale de son Empire qui, à ses frontières, était en contact avec des tribus germaniques. L’hypothèse latine n’est donc pas à rejeter. Ce n’est cependant pas la seule possibilité. La découverte à Negau d’un casque du IIe siècle avant notre ère et contenant une inscription en graffiti nord-étrusques mentionnant un nom propre germanique prouve l’existence de lien entre le monde tyrrhénien et celui des germains. L’un des alphabets nord-étrusque pourrait donc également avoir servi de modèle au fuþark. Une autre hypothèse a été envisagée: les lettres du fuþark proviendraient des Goths qui les auraient empruntées aux colonies grecques du bord de la mer noire qui employaient un alphabet grec oriental. Le g noté X proviendrait dans ce cas du Khi de l’alphabet grec oriental et non de la lettre de même graphie employé en alphabet grec occidental. L’existence de liens entre les Goths et les colonies helléniques du Pont Euxin est en tout cas attestée car au IIIe siècle de notre ère ce sont des Goths qui vont piller Olbia et d’autres cités helléniques de la région. On le voit, la question de l’origine des runes est encore bien loin d‘être élucidée. On est mieux renseigné, en revanche, sur l‘évolution du fuþark. Dès le IIIe siècle on trouve des inscriptions runiques, d’une part dans le monde Goth (pointe de lance de Kovel) et d’autre part en Scandinavie (inscription de Torsbjerg). A partir du VIe siècle on commence également à connaître des inscriptions en Germanie continentale (fibule de Freilauberheim) et en Angleterre (couteau de la Tamise). Vers 800, les runes cessent d‘être utilisées en Europe continentale mais on continue à y avoir recours en Scandinavie et en Angleterre. Au IXe siècle, le fuþark évolue en Angleterre par l’ajout de nouveaux caractères. Le fuþark passe de 24 à 28 puis 33 lettres. On introduit de nouveaux sons tels que A, OE, EA, IO, Q et ST. A la même époque, le fuþark connaît une évolution en Scandinavie en passant de 24 à 16 lettres. Cette diminution du nombre de signes a été rendue possible en confondant les occlusives sourdes et sonores. T et D sont désormais notés par une même rune ainsi que P et B ou K et G. Au niveau des voyelles une même rune sert désormais à noter 4 sons: u, o, y et ö. On note l’existence de deux versions de ce nouveau fuþark: la version suédo-norvégienne et la version danoise moins anguleuse. Au Xe siècle le fuþark scandinave est de nouveau réformé afin d‘éviter les confusions introduites par l’abandon de plusieurs runes au siècle précédent: on met alors en place un alphabet à 27 caractères capable de noter tous les sons des langues scandinaves. Les nouvelles runes sont créées à partir des anciennes auxquelles on ajoute des points: ce sont les runes pointés. En général les inscriptions réalisées dans cette écriture sont gravées entre deux lignes parallèles formant un ruban parfois terminé d’un côté par une tête et de l’autre par une queue de serpent. Au cours des siècles suivants ces alphabets sont peu à peu évincés par l‘écriture latine. Les derniers textes runiques connus sont des manuscrits rédigés entre le XIIe et le XIVe siècle. Présentation De même que chaque personne a sa manière de parler, chaque sourd a sa façon particulière de “signer”, c’est-à-dire de s’exprimer par signes. Histoire En France, c’est l’abbé Charles Michel de l’Epée (1712-1789) qui a fondé la première école publique pour personnes sourdes au XVIIIème siècle. Ayant observé les signes naturels qu’utilisent certains sourds, il décide de regrouper les enfants sourds pour les instruire. Il fait la démonstration des progrès de ses élèves devant la cour et obtient l’autorisation d’ouvrir une véritable école pour sourds. Il a fallu attendre la loi Fabius de 1991 pour que soit favorisée l’éducation bilingue pour les sourds (LSF et français écrit et oral). Caractéristiques de la LSF Cette langue accorde aussi une place très importante à l’expression du visage pour exprimer sans ambiguïté les objets, les actions ou les sentiments. Il existe une grammaire de la LSF. L’ordre des signes est inversé par rapport à une phrase à l’oral. Ainsi, le verbe se met généralement en fin de phrase. En premier, on indique les compléments circonstanciels de lieu, de temps puis le sujet pour “planter le décor” de l’action, suivant une logique visuelle. A noter : cette langue s’enrichit sans cesse de nouveaux signes, par exemple les signes qui sont créés pour nommer quelqu’un. Ce surnom est attribué à une personne nouvelle en fonction de son physique ou de son caractère… L’enseignement de la LSF Depuis la loi sur le handicap de février 2005, une dizaine de lycées expérimentaux dispensent des cours en langue des signes. Cette matière est une option facultative du baccalauréat depuis 2008. Par ailleurs, il existe des études universitaires en Sciences du Langage, option Langue des Signes Française dans certaines universités : – Université Stendhal – Grenoble 3 – Université de Lille – Université de Provence Aix-Marseille I – Université de Rouen
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Alphabet Cunéiforme, Cyrillique, Tibétin en image.
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REVENIR AU SITE Océan de mystères pour l’occidental, l’alphabet tibétain apparaît comme une combinaison de lettres de base et de voyelles superposées de lettres suscrites et soulignées de lettres souscrites, complétées de quelques réminiscences du sanscrit. L’alphabet cyrillique fut à l’origine élaboré aux IXe et Xe siècles ap.J.C. pour les slavophones de l‘Église Orthodoxe par les frères Saint Cyrille et Saint Méthode, qui, par la suite, furent nommés “Apôtres des Slaves”. Missionnaires, clercs, théologiens et linguistes, les frères sont populaires pour avoir christianisé les populations slaves du Danube et influencé le développement religieux et culturel de tous les peuples slaves. En 893, lorsque le prince Rostislav de Grande Moravie demanda des missionnaires de Constantinople, Cyrille et Méthode commencèrent leur travail parmi les slaves. La clé de leur succès fut l’usage du slavon dans les cérémonies religieuses, et la traduction de la Bible dans une langue connue plus tard comme le vieux slavon d’Eglise (ou aussi comme vieux bulgare). Ce faisant, ils créèrent un nouvel alphabet slave basé sur l’alphabet grec oncial, qui évolua au fil des années vers l’alphabet cyrillique moderne. Mais comme les langues slaves étaient plus riches en sonorités que le grec, 43 lettres furent à l’origine prévues pour les représenter ; les lettres supplémentaires étaient des modifications ou des combinaisons de lettres grecques, ou basées sur l’hébreu (comme c’est le cas pour les lettres cyrilliques pour les sons c, ch, et tch).
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Alphabet Arabe, Hébreu en image.
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REVENIR AU SITE L’écriture arabe, comme l’hébreu, est issue de l’alphabet phénicien. Mais la filiation en reste obscure. Elle comprend 18 lettres qui, associées à des points, en font 29. Au début de notre ère, les Nabatéens du Nord de l’Arabie utilisaient une écriture qui n’était plus phénicienne, mais n’était pas encore arabe. Les premières inscriptions proprement arabes sont apparues en Syrie dans une dédicace trilingue (grec –syriaque -arabe) datée de 512 après J.-C. L’ère musulmane datée de la fuite de Mahomet vers Médine débute en 622. Les premiers textes du Coran ont été inspirés quelque dix ans auparavant et sont transcrits en écriture arabe vers 650. L’extension prodigieuse de l’islam à travers le monde répand l’écriture arabe en Afrique du Nord, en Asie Mineure, en Inde et en Chine orientale. L’arabe et le latin s’imposent à égalité au Moyen Age comme les deux grandes langues de culture. Pour les musulmans, l’écriture a un caractère sacré, le prophète Mahomet a dicté la parole de Dieu sans intermédiaire. Aujourd’hui encore, dans les écoles coraniques des pays d’Afrique ou d’Asie où on parle d’autres langues, le Coran est enseigné dans son écriture arabe originelle. En raison de l’interdit religieux de représenter le visage de Dieu ou celui du Prophète, la calligraphie devint l’élément décoratif essentiel des mosquées et autres monuments. Elle constitue la base de l’art des « arabesques ». Le génie propre à cette écriture est, en effet, de se prêter aux métamorphoses. Au cours de son histoire, l’écriture arabe a beaucoup évolué, s’adaptant aux supports et aux usages. Les calligraphes ont été amenés à créer, selon les époques et les lieux, un certain nombre de styles. En revanche, les manuscrits persans (langue indo-européenne et non pas sémitique, mais transcrite dans l’écriture arabe), contiennent les figurations de personnages. Voici quelques exemples : le style koufi (de la ville de Coufé en Irak), anguleux et géométrique, souvent utilisé pour graver des inscriptions dans la pierre. Dans la collection Bodmer plusieurs documents en écriture coufique sont conservés notamment un Coran datant de 850 après J.-C. (CB 539) ; le style naskhi, souple et arrondi utilisé pour la copie des manuscrits. C’est aujourd’hui le style le plus employé dans les livres et les journaux. La Bibliothèque Bodmer présente dans son exposition permanente un Coran, manuscrit sur papier écrit à Shiraz au XVIe siècle en écriture naskhi ; le style magribi, autrefois utilisé dans les pays du Maghreb, en Espagne musulmane et au Soudan. Le manuscrit de Al-Bukhâri : Al Sahih (11e livre décrivant les traditions de Mahomet), daté de 1456 (CB 537) en est un bel exemple.Les calligraphes de Perse ont créé un style élégant pour leurs textes littéraires : le style farisi. La bibliothèque Bodmer conserve plusieurs manuscrits persans en écriture nasta’liq notamment un manuscrit qui a été achevé en 946 h (1539-1540 )(CB 519) de Helâli : Châh v a Dervich , Le roi et le derviche. Cette copie renferme trois peintures et l’écriture est de la main de Mahmoud b. ‘Ali. L’alphabet hébreu est constitué de 22 lettres dont 5 s’écrivent différemment lorsqu’elles se trouvent en fin de mot. Les caractères de l’alphabet hébreu (moderne) sont composés de traits horizontaux épaix et verticaux plus minces liés entre eux. L’hébreu est une langue sémitique qui dans sa forme la plus ancienne ne représente que les consonnes ; toutefois, un système de petits points ajoutés au dessus ou au dessous des lettres pour représenter les voyelles et ainsi faciliter la lecture des mots à été instauré plus tard. Une autre particularité, l’hébreu Dans l’antiquité, c’est le peuple des Hébreux, en Palestine, qui a été le premier à utiliser ce système d‘écriture. Aujourd’hui les juifs l’utilisent toujours pour noter leur langue orale ainsi que le Yididish. L’hébreu a une longue histoire qui traverse différents stades : l’alphabet hébreu le plus ancien, le paléohébraïque, date du IXe siècle avant J.-C et était alors directement adapté de l’alphabet phénicien. La plus vieille inscription en hébreu daterait même du Xe siècle avant J.-C. mais il est assez difficile de déterminer si c’est encore du phénicien ou déjà de l’hébreu. Ensuite, après l’exil à Babylone au VIe siècle avant J.-C., les Juifs abandonnent peu à peu l’écriture hébraïque pour adopter l’écriture araméenne. De ce métissage ressortira l’hébreu carré qui est pratiquement le même que l’hébreu moderne utilisé aujourd’hui en Israël. |
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Histoire de l'alphabet.
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REVENIR AU SITE L‘écriture cunéiforme Entre l’Egypte et Canaan
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ORIGAMI Baleine / Crevette / Crabe.
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REVENIR AU SITE Cet art est originaire de l’Asie, notamment de la Chine et du Japon. En Chine, il est appelé jiezhi, terme qui regroupe les techniques de pliage de papier et de papier découpé, où le découpage prédomine sur le pliage. L’origami japonais a certainement ses origines dans les cérémonies, où le papier ainsi plié permettait de décorer les tables (le plus souvent les cruches de saké). Le plus ancien usage de l’origami en religion connu à ce jour est le Katashiro, représentation d’une divinité, utilisé pendant les cérémonies Shinto du temple Ise. Les historiens ont récemment découvert le modèle perdu du Tamatebako (boîte de Pandore), un objet tiré d’un conte folklorique japonais l’Urashima-Taro, dans un livre publié en 1734, le « Ranma-Zushiki ». Il contient deux images identifiées en 1993 par Yasuo Koyanagi comme modèle du Tamatebako. Masao Okamura, un historien de l’origami, a réussi à recréer le modèle, qui, contrairement à la théorie de l’origami traditionnel, implique du découpage et du collage. Pégase.Dès le début des années 1800, Frieddrich Froebel, créateur des écoles maternelles, reconnaissait que l’assemblage, le tressage, le pliage et le découpage du papier étaient des aides pédagogiques pour le développement des enfants.Joseph Albers, le père de la théorie moderne des couleurs et de l’art minimaliste, a enseigné l’origami et le pliage du papier dans les années 1920 et 1930. Sa méthode consistait à utiliser des feuilles de papier rondes pliées selon des spirales ou des courbes; elle influença les artistes modernes d’origami comme Kunihiko Kasahara. Le travail du Japonais Akira Yoshizawa, un créateur prolifique de modèles d’origami et auteur de livres sur l’origami, a inspiré la renaissance contemporaine. L’origami moderne attire des amateurs du monde entier, avec des conceptions toujours plus complexes et de nouvelles techniques : le pliage humide, qui permet au produit fini de mieux conserver sa forme, ou encore les constructions d’origami modulaire (ou kusudama), dans lesquelles plusieurs pièces sont assemblées pour former un tout décoratif.
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Alphabet Japonais, Indien en image.
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REVENIR AU SITE Depuis le milieu du VIe siècle, on voit apparaître au Japon des inscriptions sur pierre et métal au moyen de caractères idéographiques empruntés à la Chine. L’idéogramme, le Kanji, en concrétisant la parole condensait ainsi le savoir. Le Japon très naturellement adopta cette écriture qui s’ajouta à la sienne, élaborée dès le IXe siècle. L‘écriture Kana avait atteint un graphisme parfait. Elle évolua cependant selon deux formes distinctes : le Katakana (71 syllabes), écriture relativement simple, horizontale ou verticale, couramment utilisée pour les mots récents ; le Hiragana (71 syllabes), plus artistique, écrit de haut en bas, servant de base à la grammaire. Avec 2 000 idéogrammes, estime-t-on, on est un lettré ! Les Japonais sont à juste titre fiers de leur langue, qui appartient à la famille altaïque. L‘écriture, quant à elle, doit selon la tradition « courir sur le papier comme coule une eau vive ». Il n’y a ni genres ni articles, ni présent ni futur, ou alors confondus, et les propositions se soudent aux mots pour en faire ce que les spécialistes appellent, d’un nom éloquent, une langue agglutinante. La transcription du japonais selon le Romanji, universellement admis, a notablement aidé les étrangers. Si les Japonais utilisent les chiffres arabes, les méthodes pour compter sont nombreuses, car on ne dénombre pas les hommes, les jours et les animaux de la même façon. Il existe également un langage argotique. Les femmes usent de certains termes, ignorés des hommes. Trois grands parlers se répartissent le territoire : celui de l’Est, qui va de Tokyo au nord de Honshu ; celui de l’Ouest, sur la côte occidentale et jusqu‘à Shikoku, et le parler de Kyushu, au sud.
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Alphabet Egyptien en image.
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REVENIR AU SITE L‘écriture hiéroglyphique est attestée dès la fin du IVe millénaire av. J.-C., peu après l’apparition des caractères cunéiformes en Mésopotamie. Elle fut employée pendant plus de 3 000 ans : la dernière inscription connue à ce jour est datée du 24 août 394, et se trouve dans le temple de Philaé. Dès l’Ancien Empire, l’égyptien hiéroglyphique fut un système d’écriture où se mêlent idéogrammes, signes consonantiques (unilitères, bilitères, et même trilitères) et déterminatifs (voir plus bas). À partir de la XVIIIe dynastie, les scribes utilisaient un certain nombre de bilitères comme syllabaires (sȝ, bȝ, kȝ etc.) pour transcrire les noms sémitiques ou d’origine sémitique, mais l’écriture dite syllabique ne sortit jamais de ce domaine. Quelle que soit leur fonction, les signes sont figuratifs : ils représentent quelque chose de tangible, souvent facilement reconnaissable, même pour quelqu’un qui ignore le sens du signe. En effet, pour le dessin des hiéroglyphes, les Égyptiens s’inspirèrent de leur environnement : objets de la vie quotidienne, animaux, plantes, parties du corps. À l‘époque de l’Ancien, du Moyen et du Nouvel Empire, il existait environ sept cents signes hiéroglyphiques, alors qu‘à l‘époque gréco-romaine, on en dénombrait plus de six mille. Les hiéroglyphes furent gravés sur pierre ou bien, dans le cas de l‘écriture hiératique, tracés au calame et à l’encre sur un support moins durable. L’utilisation des hiéroglyphes gravés se limitait aux domaines où l’esthétique et/ou la valeur magique des mots avaient de l’importance : formules d’offrandes et fresques funéraires, textes religieux, inscriptions officielles. Paroi du temple de Kôm OmboL‘écriture hiératique en est la forme cursive. Réservée aux documents administratifs et aux documents privés, elle avait pour support le papyrus, les ostraca (tessons de poterie ou de calcaire), le parchemin ou encore des tablettes de bois. Les égyptologues la distinguent des hiéroglyphes appelés linéaires, qui furent peints sur les sarcophages en bois et les papyrus des « Livres des morts ». Les hiéroglyphes linéaires conservent davantage l’aspect figuratif des hiéroglyphes gravés, mais furent tracés avec moins de précision que ces derniers.À partir de l‘époque saïte (XXVIe dynastie), l’hiératique fut partiellement supplanté par une nouvelle cursive, le démotique. Il s’agit d’une simplification extrême de l‘écriture hiératique, réservée aux actes administratifs et aux documents de la vie courante, d’où son nom d‘écriture « populaire ». L’hiératique n‘était alors plus utilisé que pour consigner des textes religieux ou sacerdotaux, conjointement avec les hiéroglyphes, d’où son nom d‘écriture « sacerdotale ». À l‘époque ptolémaïque, le grec s’imposa de plus en plus comme langue administrative : à partir de -146 les contrats écrits uniquement en démotique avaient perdu toute valeur légale. Le copte est le dernier stade de la langue et de l‘écriture égyptiennes. Il est encore utilisé de nos jours, mais uniquement comme langue liturgique. Il s‘écrit au moyen de l’alphabet grec auquel on a ajouté sept caractères démotiques pour transcrire les sons étrangers au grec. L‘écriture égyptienne n’est plus utilisée actuellement pour écrire quelque langue moderne que ce soit. Cependant, il faut noter que selon certains chercheurs, c’est elle qui, via le proto-sinaïtique, aurait donné naissance à l’alphabet phénicien, lequel, à son tour, sera à l’origine des alphabets hébreu, araméen et grec, donc des caractères latins et cyrilliques.
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Alphabet Grec en image.
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REVENIR AU SITE L’alphabet grec a été créé sur le modèle de l’alphabet phénicien. L’alphabet grec tel qu’on le lit actuellement est le résultat de plusieurs siècles d‘évolution, au cours desquels les minuscules ont été créées (c’est donc un alphabet bicaméral) et les diacritiques ajoutés. Suite aux conquêtes d’Alexandre le Grand, la culture et l‘écriture grecques se répandirent dans une grande partie du bassin méditerranéen. Par exemple, en Égypte, le brassage culturel amena la création de l‘écriture copte, inspirée du grec oncial, et complétée par six lettres originales tirées de hiéroglyphes démotiques. Il est encore utilisé de nos jours, à peine simplifié, en Grèce. L’alphabet grec est à l’origine de plusieurs autres alphabets dont, pour les plus célèbres : Dans le milieu scientifique (mathématiques, physique, etc.), on utilise encore les lettres de l’alphabet grec pour désigner les données à valeurs variables. Le mot français alphabet provient des deux premières lettres de l’alphabet grec : alpha (α) et bêta (β). Si ces mots n’ont aucune signification précise en grec, on sait cependant que ce sont des adaptations de termes sémitiques, dans l’ordre « bœuf » et « maison ». En adaptant l‘écriture phénicienne à leurs besoins (tout en lui conservant l’ordre levantin), les Grecs ont transformé le coup de glotte ─ noté par l’ancêtre d’alpha. L’alphabet grec provient de l’alphabet phénicien. Il s‘écrit de gauche à droite ; dans les stades les plus anciens, il a pu s‘écrire de droite à gauche ou en boustrophédon. Il compte actuellement vingt-quatre lettres ; sachant que c’est une écriture devenue bicamérale, chaque lettre possède deux variantes, capitale et minuscule. Deux lettres possèdent des variantes contextuelles, bêta (dans les éditions françaises seulement) et sigma. Les noms des lettres, qui n’ont aucune signification en grec (à part quelques-unes comme omicron « petit o » par opposition à oméga « grand o », epsilon « e simple » et upsilon « u simple ») sont vraisemblablement d’origine araméenne et respectent encore l’ordre levantin de l’alphabet cunéiforme d’Ougarit. Il existait dans l’Antiquité de nombreuses moutures de l’alphabet, selon les régions et les cités. L’alphabet classique provient du modèle ionien, choisi par la cité d’Athènes en 403 avant l‘ère chrétienne en remplacement du modèle attique. La langue d’Athènes étant devenue celle du monde grec dans son ensemble en tant que koinè, c’est ce même modèle ionien qui s’est imposé partout ailleurs, faisant ainsi disparaître des lettres dites « archaïques » (digamma, koppa, sampi). Au cours des siècles, d’un alphabet composé de capitales, il a été enrichi, surtout au Moyen Âge, de minuscules et de signes annexes, dont la ponctuation et de nombreux signes diacritiques. Ceux utilisés dans les éditions modernes sont décrits dans l’article Diacritiques de l’alphabet grec. Le modèle actuel est donc le résultat de plusieurs siècles d’utilisation. Telle ou telle minuscule, par exemple, est une invention byzantine, telle autre la lettre capitale tracée en plus petit. Les nombreuses ligatures et graphies médiévales sont sorties d’usage entre le XVIIIe et le XIXe siècle. On en trouve cependant encore la trace dans la numération alphabétique, laquelle a aussi conservé la mémoire de lettres plus anciennes.
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